naturopathie - champ de fleurs
Thérapies et médecines complémentaires

Qu’est-ce que la naturopathie ?

De formation scientifique, naturopathe aujourd’hui, il me semble indispensable de commencer par vous présenter ce qu’est… ou n’est pas la naturopathie. Cette vision est la mienne, mais je sais qu’elle est partagée par nombre de confrères et consœurs. Tous œuvrent chaque jour pour vous apporter une connaissance du corps humain indispensable pour reprendre en main sa santé.

Alors, non, la naturopathie n’est pas une médecine par les plantes, comme je l’entends souvent en cabinet. Même si les plantes (en phytothérapie, aromathérapie, fleurs de Bach…) sont des outils que l’on utilise au quotidien.

La naturopathie, ce n’est pas non plus un nouveau « régime » à la mode pour perdre du poids…

La naturopathie, c’est avant tout le « nature’ path » ou le chemin de la nature. Pour conserver ou retrouver la santé, c’est-à-dire une approche globale de la santé, en accord avec les Lois de la Nature…

Laissez-moi-vous la présenter :

 

La naturopathie aujourd’hui, des origines au présent

La naturopathie est l’héritière d’Hippocrate (vers -400 av. JC). Ce médecin grec fut le premier pour qui la maladie n’était pas nécessairement la volonté des Dieux. Il la voyait comme la résultante d’une rupture entre l’hygiène de vie et les Lois de la Nature.

La naturopathie repose donc sur le pouvoir guérisseur de la Nature.

A la fois philosophie, art et science, la naturopathie fait la synthèse des méthodes naturelles de santé. A leurs premiers rangs se trouvent :

Ensemble et avec d’autres techniques complémentaires (hydrologie, utilisation des plantes, du massage-bien-être, des exercices respiratoires…), ces méthodes visent à conserver ou à retrouver la vraie santé.

La naturopathie est aujourd’hui une discipline cohérente qui s’appuie sur plusieurs principes.

La naturopathie, une philosophie

Elle considère l’énergie vitale, cette étincelle intérieure, ce feu qui nous anime, comme facteur indispensable à la santé et à la guérison.

La naturopathie, une science

Celle de l’homéostasie, c’est-à-dire la recherche de cet équilibre dynamique du milieu intérieur. Elle cherche donc à réguler et maintenir les propriétés physiques et chimiques des liquides internes : sang, lymphe et liquide interstitiel.

La naturopathie, une technique

L’hygiénisme correspond à la mise en pratique, au quotidien, d’une hygiène de vie permettant de retrouver ou de maintenir une bonne santé et qualité de vie.

La naturopathie, une méthodologie

Le causalisme consiste à rechercher, au-delà de la cause purement physiologique, l’origine psychologique, mentale, énergétique ou spirituelle (dans l’acceptation “donner du sens à sa vie”) de la maladie.

Le causalisme débouche sur l’holisme. Le naturopathe considère ainsi la personne comme un être non seulement physique mais aussi sujet à des émotions, des pensées négatives, des croyances, dans un environnement familial, sociétal, écologique… Autant d’aspects de la vie qui tous peuvent influencer notre bien-être, notre santé et notre énergie.

 

Bref, le naturopathe travaille sur le terrain. Il cherche à mobiliser toutes nos capacités de guérison (à commencer par l’immunité) afin de restaurer l’équilibre et le fonctionnement harmonieux de l’organisme.

A l’image de la médecine traditionnelle chinoise, qui est la médecine traditionnelle orientale, la naturopathie est la médecine traditionnelle occidentale

 

Pertinences et limites de la naturopathie

L’approche naturopathique est donc particulièrement indiquée et efficace dans tous les symptômes fonctionnels. C’est le cas par exemple de l’hyperglycémie, l’hypercholestérolémie, le surpoids, les rhumes… résultant de carences, surcharges, acidification… C’est-à-dire dans tous les troubles qui résultent d’un déséquilibre mineur ou majeur de notre fonctionnement interne. Souvent, ce déséquilibre mène non pas à des pathologies au sens strict mais à des symptômes révélateurs d’une rupture dans notre écologie corporelle et interne.

En revanche, la médecine conventionnelle (allopathique, celle des cabinets de nos médecins et des hôpitaux) s’impose dès qu’il y a atteinte lésionnelle d’un tissu ou organe ou lorsque la vie de la personne est directement engagée (blessures, cancers, pathologies auto-immunes par exemple…). La naturopathie y a cependant sa place, en complément du traitement allopathique. Elle cherche en effet à

  • améliorer le terrain,
  • soulager les effets secondaires de traitements parfois lourds,
  • et éviter ensuite les conditions physiologiques qui ont présidé à l’apparition des lésions.

Enfin, certes, la naturopathie inclut une hygiène neuropsychique afin de gérer au mieux stress et frustrations de nos sociétés occidentales et ainsi limiter la somatisation de troubles psychiques. Mais le naturopathe n’est ni psychologue, ni psychiatre et ne peut prendre en charge maladies et troubles psychologiques avérés.

 

Vers une médecine intégrée

La naturopathie a toute sa place, préventive et thérapeutique, dans l’approche globale de la santé en occident. Mais elle a également ses limites : si le naturopathe est un spécialiste de la santé, il n’est en revanche pas un médecin, encore moins un spécialiste de la maladie.

L’intérêt du patient passe par une prise en charge holistique de sa personne. Le travail du naturopathe en collaboration avec tout le corps médical, médecins généralistes, spécialistes, psychiatres, etc., mais aussi pharmaciens, énergéticiens, ostéopathes, etc. ne peut se faire qu’aux bénéfices du patient. C’est le souhait de nombre de naturopathes aujourd’hui d’aller vers une médecine intégrée…

 

Merci d’être arrivé au bout de cet article qui je l’espère vous aura intéressé. Si je n’ai pas répondu à toutes vos questions concernant la naturopathie, n’hésitez pas à les poser en commentaire. J’y répondrai directement ou j’en ferai un prochain article !

Et n’hésitez pas à partager bien sûr !

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